• Le Coeur en Croix

     

     

    Vois! l'écrin de mon coeur s'offre à ta chrysalide,

    Abri de protection de nos fragilités,

    L'intérieur est moelleux, son contour est solide.

    Aux épreuves du temps, il saura résister...

      

    L.

  •  

     

    Puisque ainsi tu l'as décidé, je disparais 

    En emportant mes larmes et tous nos regrets, 

    Cette blessure qui ne guérira jamais, 

    Cet amour réfugié dans un double secret. 

     

    L'âme meurtrie de condamnations sans appel, 

    Sans dire un mot, dans le silence de l'oubli, 

    Je déplierai définitivement mes ailes 

    Et je regagnerai mes sphères infinies. 

     

    Te souviendras-tu de moi sous le ciel gris-beige 

    Lorsque j'embrumerai la terre de mes pleurs, 

    Quand chaque jour de pluie ou chaque jour de neige 

    Te remémoreront ma divine douleur…? 

     

    J'ai cru et ne peux m'empêcher de croire encore 

    Que je ne fus pas toujours coupable à tes yeux, 

    Malgré mon inconscience en dehors du décor… 

    Une nouvelle fois, je m'en remets aux Cieux. 

     

    Quand nous nous croiserons dans un lointain ailleurs, 

    Sachant qu'un jour prochain, de l'entre-vies peut-être, 

    T'apparaîtra la sincérité de mon cœur, 

    Tu ne renieras point pourtant de me connaître.

     

    L.


    9 commentaires
  •  

     

    Au spectre larmoyant d'une veuve affection

    Dont le trépas présent fait sa condamnation,

    Victime aux traits passés d'un caprice assassin,

    Mon coeur décoloré rend l'âme sous son sein.

     

    Malgré mes sentiments imprégnés de toujours,

    Les fantaisies du temps ont tué son amour,

    Et plus rien je ne suis que ce fantôme errant

    Vidé de tout esprit, livide et transparent.

     

    Trahison du passé, qui rêvait de bonheur,

    Le futur effacé enfante ma douleur

    Et blasphème ma foi de mémoire extasiée.

    Je n'aurai d'autre choix que de l'anesthésier.

     

    Nulle ne pleurera d'insensibilité

    La mort de mon aura non réhabilitée.

    Le silence meurtrit, condamnant au secret,

    Mon âme ensevelie sous ses tyrans regrets.

     

    L'oubli ne gardera aucun des souvenirs

    D'abandon dans tes bras ni fusion de sourires

    l;Des voeux inanimés qui déjà s'évaporent,

    Où ton glas a sonné... l'agonie des remords.

     

    L.


    votre commentaire
  •  

     

    Je rêvais du meilleur, du meilleur... sans le pire.

    Tu es partie... - je ne sais déjà plus sourire.

    Pourquoi t'es-tu enfuies ainsi sans prévenir

    En m'abandonnant, là, dans nos fiévreux délires?

     

    Au regard du passé, déluge des regrets.

    Je pensais que mon coeur blessé se guérirait

    Mais le soleil n'a pas cautérisé la plaie

    Et mon âme gémie, obligée de Respect.

     

    L'éloignement me fait contourner des barreaux

    Qui n'existaient pourtant ni ici, ni là-haut.

    Eux m'enlacent vraiment, empressés, à défaut

    De tes bras disparus, d'osmoses de nos peaux.

     

    Armée d'une prescience inconsciente, à loisir,

    Je rêvais du meilleur, du meilleur sans le pire.

    Aussi intensément qu'aucun n'eut pu prédire,

    Heureuse, je voyais scintiller l'Avenir.

     

    De libre destinée, au gré des blanches pages,

    Cet avenir avait ta voie et ton visage.

    Malgré toute évidence, absence de message,

    Je comprends la raison de ta décision sage:

     

    Devais-je maîtriser les affres du silence,

    Apprendre encore un peu la taquine patience?

    Le meilleur restera ma profonde espérance.

    Mon coeur est tout à toi, nous te faisons Confiance.

     

    L.


    votre commentaire
  •  

     

    Notre Amour d'exception, de son début tragique,

    Hors la loi et maudit, interdit de présent,

    A l'inverse de ce qui fut en d'anciens temps,

    Est promis à des prolongations féeriques.

     

    Tu es la Fée de cette féerie future,

    Et moi, ton obligée, je ne suis que ton Mage.

    Notre Amour s'accommode mieux dans les nuages

    Du fait de l'ampleur même de son envergure.

     

    Pour nos deux âmes soeurs, plus qu'antédiluviennes,

    La terre est exiguë à nos battements d'ailes,

    Et notre Destinée pourrait sembler cruelle

    Si nous n'avions en nous l'étoffe magicienne.

     

    Cette séparation impromptue n'est qu'un leurre.

    Trouveras-tu la paix dans cet éloignement,

    Quand son germe, à lui seul, nous déchire ardemment,

    Ne risque-t-il pas d'en accentuer nos douleurs?

     

    Je suggère plutôt qu'on demande à ton frère

    De nous éclairer, nous expliquer plus avant

    Sa théorie de relativité du temps.

    Sacré tireur de langue au prénom doux d'Albert!

     

    L.


    votre commentaire
  •  

     

    Avides de bonheur et meurtris de silence,

    Mes mots esseulés rêvent de te rendre hommage,

    Dans ce lourd apprentissage de la patience,

    Mais tremblent devant toi, et cette blanche page

    Semble leur interdire ici toute éloquence.

     

    Oserai-je espérer que ton âme de page,

    Touché d'une miraculeuse circonstance

    En voeu d'inspiration, s'osmose en nos ouvrages,

    Que ta plume ait envie d'en suivre la séquence

    Et m'accompagne en leurs poétiques voyages.

     

    L.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique