•  

    Dans le déclin du jour, qui n'a rien de médiocre,

    Dionysos a repeint la toile de ses ocres,

    Mélangées, dans l'ivresse, aux robes des rubis,

    Tandis que la fatale Aphrodite sourit.

     

    Alors qu'Hadès, dans l'obscurité sans pareil

    Baigne la terre d'une éclipse du soleil,

    Héphaïstos démultiplie les étincelles

    Pour en illuminer l'immensité du ciel.

     

    Dans l'air ambiant, qui s'est fait de plus en plus lourd,

    Le spectacle, dans un grondement de tambour

    Orchestré par Arès, Athéna, se poursuit

    Très féériquement tout au long de la nuit.

     

    Poséidon, aussi, y met son grain de sel

    Dans des vagues de perles de pluie torrentielles,

    Apogée olympien de ce concert divin

    Que l'on devine ainsi très prêt de prendre fin.

     

    Tandis que la fatale Aphrodite rigole,

    Déjà Psyché se mire au reflet qu'auréole

    La clarté de ce jour inédit mais volage

    Dont la belle Artémis a chassé les nuages.

     

    Merci pour la virtuosité d'Apollon,

    Pour sa poétique et lyrique inspiration,

    Puisée aux transparents de Vénus en sa guimpe…?,

    De cette mise en scène des Dieux de l'Olympe.

     

    L.


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  •  

    Merci Laurent de cet hommage,

    De cette belle mélodie

    Me rappelant le moyen âge,

    Dont j'ai souvent la nostalgie,

    Qui peuplait déjà mon enfance

    De souvenirs en filigrane,

    Tant mon âme a gardé conscience

    Du temps où l'on m'appelait Jeanne.

     

    Nous serions-nous, certes, croisés

    Dans ces temps déjà très lointain,

    Amis, croisés ou templiers,

    Au détour de quelques chemins,

    Qu'ici même mon propre vœu

    Trouve maintenant votre écoute

    Au prix d'un identique aveu

    Dans ce double "coming-out".

     

    Vous et moi dans un même lit!

    Laurent, ne rêvez pas trop fort,

    Vous blasphèmeriez mes envies.

    Pour ça, je ne suis pas d'accord.

    Que je fusse réincarné

    En homme ou bien encore en femme,

    Mon cœur n'aura jamais vibré,

    Comprenez-le, que pour ces Dames.

     

    Ne tomber pas à mes genoux,

    Ce serait vain et inutile.

    Je vous en prie, relevez-vous,

    L'Amour est… autrement subtil!

    Sur Jean, prenez donc le modèle,

    Il fut mon plus fervent apôtre,

    Ce n'est qu'en l'Amitié fidèle

    Laurent, que je puisse être vôtre.

     

    L. ou… Votre Jeanne, au moins pour un instant…


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  • Vénus

     

     

    Afin d'y faire des ravages,

    Elle est apparut sur la terre,

    Au matin de l'humanité,

    Provocante, nue comme un ver

    Au beau milieu d'un coquillage.

     

    Quand, échouée là, sur vos sables,

    Dédaignant ce manteau d'hermine

    Qu'on voulait sur elle jeter,

    Sa beauté, qui vous assassine,

    Vous fera croire à l'incroyable.

     

    Ambassadrice de l'Amour,

    Elle est venue, comme une fleur

    Eclose pour l'éternité,

    Apprendre au monde sa douleur,

    Dans des souffrances sans détour.

     

    Dans des tortures inédites,

    Pour sur! elle nous fait rêver!

    Homme ou femme, l'humanité

    En perdit son latin - Avé!

    Tremblez! Son nom est... Aphrodite.

     

    L.


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  •  

     

    Interdite autrefois d'éducation scolaire

    Dans ce monde où l'homme nous impose ses lois,

    Je n'étais pas ce qu'on appelle une lumière...

    Comment l'aurais-je pu, bridée de tous mes droits?

     

    Fut-il un temps, je n'étais qu'une ombre chinoise,

    Au pied menu; une chienne de Pékinoise

    Que l'on dénigre allègrement et que l'on toise.

    N'est-il point temps de vous en présenter l'ardoise?

     

    Sans illusion, je fus la risée des rizières,

    Transparente, mais, sans plus de mine "eau de riz",

    Ma condition, je viens vous la mettre en lumière.

    S'en est fait, voyez-vous, de vos chinoiseries!

     

    Il fut en temps, pour vos yeux en extase, image

    Dessous les projecteurs, ceinte d'une auréole,

    De me présenter sous ce nouvel éclairage

    Où mon âme ancestrale en maîtresse décolle.

     

    Le temps affranchira, timbré, mon coeur à l'ombre,

    Sous une autre enveloppe à la poste héritée,

    Sans un pli, dans ce grand jeu de lumière et d'ombres,

    Où se révèleront nos parts de vérité.

     

    L.


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  • D'Arc... en Ciel

     

     

    Au moyenâgeux temps, naguère,

    Pour arrêter cent ans de guerre,

    Je suis revenue sur la terre,

    Ma Sainte épée et ma bannière.

    De part l'ardeur d'anciens cantiques,

    Bien qu'ils fussent déjà antiques,

    Dans mon nouvel aspect quantique

    Je crus que j'étais "hérétique",

    Tout le temps que fut ma jeunesse.

    Comme quoi les choses qui blessent,

    Longtemps après souvent nous laissent

    Des séquelles ou des faiblesses.

    Et, revenant, je porte encore,

    Trace du passé sur mon corps,

    Même lorsque je m'évapore,

    Indélébile et sémaphore,

    La marque infinie de l'encoche

    D'une flèche sous mon sein gauche,

    En tâche que naissance ébauche,

    Que pourrait constater mes proches,

    Lancée dans l'intention majeure

    De me transpercer là le coeur,

    Mais, par la Grâce du Seigneur,

    Dont je suis aussi bien la soeur,

    Elle n'a pas atteint son but,

    Et mon pire ennemi non plus.

    Sans perdre rien de mes vertus,

    Je suis ta Jeanne, le sais-tu?

    Si j'ai l'âme d'une guerrière,

    Mon coeur n'est certes pas de pierre.

    Au féminin vont mes prières,

    Voici dévoilé mon mystère.

    En ce jour ma nouvelle armure

    A plus qu'autrefois des coutures,

    Dans une imposante stature

    Je vais, chevauchant ma monture,

    Si mon fier destrier magique

    Est aujourd'hui plus mécanique.

    Je n'ai point eu de fin tragique,

    Et la Vérité Historique

    C'est qu'une autre à brûler pour moi,

    Par acte d'amour et de foi,

    Consumée de son seul émoi.

    Orchestrée par Charles, le Roi,

    Eut lieu une substitution

    Lors d'un changement de prison.

    Je m'habille comme un garçon;

    Mon salut en est la raison.

    Elle? Rassurez-vous mes Dames,

    Car nous avons sauvée son âme

    Bien avant qu'une seule flamme

    N'ait effleuré sa peau de femme.

    Ainsi, de loin, je l'ai aidé,

    Puisque j'en ai autorité,

    Dès qu'elle fut sur le bûcher,

    Son esprit fut désincarné.

    Ne croyez pas ce qu'on raconte,

    Ma vie ne fut jamais un conte,

    Les menteurs devraient avoir honte

    De ces inepties sur mon compte.

    Méfiez-vous de la renommée,

    C'est une arme à doubles côtés,

    Et de mon mythe déformé,

    Enfin voici la Vérité.

     

    L.


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