• Mélancolie sans faux col

     

    Mes pas perdus, mes rêveries sur le rivage,

    Ne sont plus aujourd'hui qu'un bien lointain mirage,

    Mais mon esprit, lui, traine toujours en bagage

    La nostalgie du chant nacré des coquillages,

    Et cette blancheur éphémère de l'écume,

    Où se baigne éternellement mon amertume.

     

    L'espiègle Destinée, d'une décision sage,

    M'aura emportée de force dans son sillage,

    Et m'a surprise en repeignant mon paysage

    De montagnes et, ma foi, de jolis feuillages,

    Tentant de noyer à jamais mon amertume

    Dans l'opaque clarté vaporeuse des brumes.

     

    En vous voyant, … ah! Ce sourire…!, ah! Ce visage…!

    Sur le moment, je n'ai pas compris son présage.

    La Destinée en a, plus que nous, l'avantage!

    Elle se rit de nos fébriles bafouillages,

    Qui ne comprenaient pas, aveuglés, dans la brume,

    Cette nouvelle mélancolie de ma plume.

     

    La nostalgie ne m'a pas quittée de la plage,

    Mais, devinez, vous qui remportez les suffrages,

    Que vous me manqueriez, déjà, bien davantage,

    Quand je ne rêve plus que de vous rendre hommage

    De la mélancolie joyeuse de ma plume,

    D'une envolée... plus aérienne que l'écume…

     

    L.


  • Commentaires

    2
    Jeudi 4 Février 2016 à 17:15

    Merci Patricia! J'ai ma petite idée là-dessus, si ça vous intéresse...

    Bonne soirée en attendant.

    1
    Jeudi 4 Février 2016 à 13:58

    Bonjour LLA,

    Un poème sur deux rimes n'est jamais facile alors bravo pour la réalisation du votre.

    La destinée est-elle toujours à l'origine de notre nostalgie!!!!

    Faut-il croire en la destinée ou faut-il la provoquer!!! Bien des questions qui, en se mélangeant, donnent une jolie poésie.

    Belle journée à vous LLA et à bientôt

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