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    Mon dernier né : Vie?... trop, trop peu!

     

    Une vie de débris de verre,

    Dans ma mémoire éparpillée.

    N'y aurait-il plus rien à faire

    Pour ce puzzle inachevé?

     

    Des bleus, des roses, mais des bleus.

    Chercher, quand leurs tons se dissipent,

    L'ombre d'un souvenir heureux,

    Un reflet de son prototype.

     

    Faut-il recoller les morceaux?

    Où les rassembler bout à bout?

    Jeter au feu ces oripeaux?

    Qu'elle ne devienne taboue!

     

    Mais où est la pièce maîtresse?

    Toujours prompte à se dérober,

    Pour ce trou béant qu'elle laisse

    Dans mon cœur ainsi disloqué.

     

    Mais où est la pièce manquante?

    Sans qui, oui, se désarticule

    L'ensemble des envies latentes

    Soudain devenues ridicules!

     

    Une vie de débris de verre,

    Non point blanc, si décoloré...

    Sans vous, que pourrais-je bien faire

    De ce puzzle inachevé…?

     

    L.

     

     


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    Sans l'éloquence du silence,

    Sans ses aveux d'indiscrétion,

    Rien n'eut trahi cette émotion,

    Persistant avec élégance

    Dans mon palpitant en scission,

    Ni dévoilé, nue, la romance

    D'un hommage de circonstance

    Que je voue à son attention.

     

    Sans l'interruption de la stance,

    Emus, mes mots, en suspension,

    D'une habile déclaration,

    N'auraient-ils eu l'inconvenance

    D'oser, sans votre permission,

    Taire ce prénom que j'encense,

    Dans un mutisme d'abstinence,

    Sous de fiévreuses confusions?

     

    Mais, en ce jour, sans sa présence,

    Frappée d'un procès d'intention

    Sans la moindre habilitation

    Pour trois syllabes d'indécence

    Soulevant son indignation,

    Voilà, qu'invoquant la souffrance,

    Recommence ainsi mon errance

    Rien qu'à sa seule évocation.

     

    L.

     

    Joyeuse Saint-Valentin à toutes et à tous!


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    T'en reviens-tu pleurer d'amour,

    Sur mon invite sans bristol,

    Ceinte de tes simples atours

    Voilant tes nus d'une auréole.

     

    Dans l'inspiration haute, antique,

    D'une longue nuit prorogée,

    Laissons l'émotion, véridique,

    S'exhausser à son apogée.

     

    Laissons s'exacerber le charme,

    De ses ascendants ambitieux,

    Dans la trahison de nos larmes

    Plus explicites qu'un aveu.

     

    Fébrilement, aux frissons d'âme

    Alliant nos sensibilités,

    De nos émois perle et s'enflamme

    Un écho de félicité.

     

    La nuit nous sert en son essor,

    Aux complicités sans détour

    D'une retardataire aurore

    Qui nous verra... pleurer d'amour.

     

    L.

     

     


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    Hors-jeu d'entrée de jeu,

    Mon rêve vaporeux,

    Tel était donc l'enjeu

    D'un passé d'ange heureux.

     

    La règle était truquée

    Mais les dés, obligeants,

    Quand l'amour m'a frappé,

    De coups en coups, rageant!

     

    N'eut-il dû cartonner

    Plutôt que d'être aphone?

    Mais, rouge vous voyez,

    Tandis que je ris jaune.

     

    Comme lui, périmée,

    Je déclare forfait.

    A quoi bon s'escrimer?

    Ce qui n'est fait est fait!

     

    Lourd est cet embargo

    Du poids en défi, science

    De mon altère égo

    Sans remord de conscience.

     

    Sans but et sur la touche

    Pour la peine, alitée,

    C'est dit, oui, je me couche…

    Touché!

    Touché… coulé!

     

    L.

     


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    Aux vacuités de l'existence,

    En pâle copie de la mort,

    Plantant de tout temps mon décor,

    L'espoir s'égare ou s'évapore,

    S'usant de jouer les sémaphores

    Dans l'interligne de mes stances.

     

    A quoi bon les anesthésier,

    Nos véritables sentiments

    N'iront, eux, qu'en s'intensifiant,

    Les rendant, au jour des remords,

    Dignes du livre des records

    D'un regrettable bêtisier.

     

    Sous la vacance de la vie,

    Perdu dans l'attente hypnotique

    Aux fins sans fin, plus nostalgique,

    L'espace vide autour de moi

    N'attend d'elle que son émoi

    Pour réanimer mes envies.

     

    Par défaut fortuit du destin,

    Mon coeur pour elle est disponible.

    Quand le prendra-t-elle pour cible?

    Voudra-t-elle entrer dans mon rêve,

    Tandis que l'automne s'achève

    A l'aube de mes lendemains?

     

    L.

     


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