• Ombre agée

     

     

    Interdite autrefois d'éducation scolaire

    Dans ce monde où l'homme nous impose ses lois,

    Je n'étais pas ce qu'on appelle une lumière...

    Comment l'aurais-je pu, bridée de tous mes droits?

     

    Fut-il un temps, je n'étais qu'une ombre chinoise,

    Au pied menu; une chienne de Pékinoise

    Que l'on dénigre allègrement et que l'on toise.

    N'est-il point temps de vous en présenter l'ardoise?

     

    Sans illusion, je fus la risée des rizières,

    Transparente, mais, sans plus de mine "eau de riz",

    Ma condition, je viens vous la mettre en lumière.

    S'en est fait, voyez-vous, de vos chinoiseries!

     

    Il fut en temps, pour vos yeux en extase, image

    Dessous les projecteurs, ceinte d'une auréole,

    De me présenter sous ce nouvel éclairage

    Où mon âme ancestrale en maîtresse décolle.

     

    Le temps affranchira, timbré, mon coeur à l'ombre,

    Sous une autre enveloppe à la poste héritée,

    Sans un pli, dans ce grand jeu de lumière et d'ombres,

    Où se révèleront nos parts de vérité.

     

    L.


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  • Commentaires

    2
    Lundi 17 Février 2014 à 08:05

    Merci Jolana de votre commentaire. Oui, vous en avez bien compris le message.

    Bien Amicalement.

    L.

    1
    Dimanche 16 Février 2014 à 14:29

    Et merci à ces femmes courageuses qui se sont battues pour que l'on puisse aujourd'hui, la tête haute, et pleines de fierté, écrire en prose ou en vers que l'on a acquis le droit d'être respectées. Aujourd'hui, le combat n'est pas fini, le sexe faible est devenu l'égal du fort... Encore faut-il rester vigilantes car la liberté est un droit que l'on peut voir évaporé en un simple souffle....

     

    Beau poème que j'ai pris dans ce sens... :-)

     

    Amicalement.

    Jolana

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