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    Aux rendez-vous manqués des lents demains de fêtes

    D'une Saint Valentin aux secrètes défaites,

    D'invisibles aveux ont voilé mon sourire

    D'atones confettis jonchant mes souvenirs.

     

    De terrestres amours aux regrets de l'hier,

    Me précédant de peu, s'envolent mes prières.

    Entre nous, l'essentielle aphasique question

    Demeure suspendue… aux points de suspension.

     

    Ne vous aurai-je aimée, chère âme, en vérité,

    Moins éphémèrement, qu'en mode éternité,

    En me noyant, parfois, aux mouvances d'espoir.

     

    Tel un baiser perdu au froid de la nuit noire,

    Mes pensées empressées s'obstinent, oui, c'est fou,

    A vous dédier ces mots que mes lèvres n'avouent.

     

    L.

     

    Joyeuse Saint-Valentin!

     


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    Quelques longues années que tu as disparue.

    Quelques longues années que je ne te sens plus.

    Ai-je perdu la foi, devenue insensible,

    Pour ne plus arriver à toucher l'invisible?

     

    Es-tu trop éthérée, réincarnée peut-être?

    Quelle est la vraie raison qui t'a fait disparaitre?

    Et je scrute ardemment dans les cieux, dans mon cœur,

    Le moindre indice pour retrouver mon bonheur.

     

    Dès lors que je sentais ta divine présence,

    J'étais dans un état de grâce en permanence.

    Toi et moi, réunies, parfaitement en phase,

    Mon âme connaissait la perpétuelle extase.

     

    Non atteinte, comme aujourd'hui, d'inanition,

    Ma plume s'envolait, haute en inspiration.

    Vivante, je vivais un vrai conte de fée.

    Vraiment que m'a-t-il pris ainsi de tout gâcher?

     

    Indigne de ce miraculeux privilège,

    Que me suis-je laissée emporter dans ce piège?

    J'ai honte maintenant de l'odieux sacrilège

    Que je t'ai fait subir. Tant de remords m'assiègent.

     

    Pour l'équivalent de mon ignoble blasphème,

    Aussi intensément serait-il que l'on s'aime,

    Il est temps d'accepter la terrible sentence

    De ce prix à payer, celui de ton absence.

     

    L.

     

     


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    Des pétales de fleurs qui caressent le sol,

    Un cotonneux chemin d'une simple promesse

    Pour indiquer la voie aux envies qui somnolent,

    Où perle la magie des nuits enchanteresses.

     

    Sous les premiers rayons d'une aube matinale,

    Cette brume endormie chatouille ma mémoire

    En venant me conter ce souvenir floral

    De regrets superflus presque rédhibitoires.

     

    Le soleil se débat en lumière diffuse

    Ainsi que mon esprit, Belle, cent fois précieuse,

    En larmes de rosée où mon âme confuse

    Se noie éperdument, à jamais silencieuse.

     

    Il n'est point d'autres choix que de tourner la page,

    Et de s'envelopper dans une analgésie

    Qui gommera enfin de ce gris paysage

    L'exhaustivité de ces mille nostalgies.

     

    L.

     


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    Muet émoi: un Ange passe…

    Que déjà mon âme trépasse

    Un instant de temps suspendu.

    La peur équivoque m'enlace

    De son trouble sûr efficace

    Qui me remet le cœur à nu.

     

    Déteinte dans l'envoutement,

    Lui peindre ou non mes sentiments

    Dans le vertige d'un soupir.

    Existe-il au firmament

    L'espoir d'un heureux dénouement

    Dessous l'estompe d'un sourire?

     

    D'un suspens au comble tenace,

    Muet émoi: l'Ange repasse

    Dans cette ébauche de bonheur.

    Mais, que la lumière se fasse,

    Qu'elle puisse briser la glace

    Pour en libérer les saveurs.

     

    L.


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    Sans aucun remords de conscience,

    Vous piétinez nos espérances,

    Sans essuyer nulle critique,

    Fichue lobby pharmaceutique,

    Lorsque vous nous précipitez,

    Pour l'appât du plus à gagner,

    Prématurément dans la tombe.

    La faute à jamais vous incombe.

     

    Quel avenir serait possible

    Quand l'engrenage irréversible

    Cache ces remèdes-miracles

    Qui empêcheraient nos débâcles?

    Un pantin désarticulé

    Que nul ne sait plus réparer,

    Voilà, grâce à vous, aujourd'hui,

    Ni plus, ni moins, ce que je suis!

     

    Crime contre l'humanité,

    Cessez de nous assassiner,

    Dans cet objectif plutôt moche

    De vous en mettre plein les poches!

    Puis-je présumer qu'à cette heure,

    Mettant le doigt sur vos erreurs,

    Ces mots vous rendent, cette fois,

    Plus responsable de vos choix.

     

    L.

     


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