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    Sans aucun remords de conscience,

    Vous piétinez nos espérances,

    Sans essuyer nulle critique,

    Fichue lobby pharmaceutique,

    Lorsque vous nous précipitez,

    Pour l'appât du plus à gagner,

    Prématurément dans la tombe.

    La faute à jamais vous incombe.

     

    Quel avenir serait possible

    Quand l'engrenage irréversible

    Cache ces remèdes-miracles

    Qui empêcheraient nos débâcles?

    Un pantin désarticulé

    Que nul ne sait plus réparer,

    Voilà, grâce à vous, aujourd'hui,

    Ni plus, ni moins, ce que je suis!

     

    Crime contre l'humanité,

    Cessez de nous assassiner,

    Dans cet objectif plutôt moche

    De vous en mettre plein les poches!

    Puis-je présumer qu'à cette heure,

    Mettant le doigt sur vos erreurs,

    Ces mots vous rendent, cette fois,

    Plus responsable de vos choix.

     

    L.

     


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    D'un dérapage dans l'écume

    Aux émotions sans amertume,

    Etait-elle rousse ou bien brune

    Cette sirène sous la lune?

     

    Une faute, qui nous incombe,

    Aussi leste qu'une colombe,

    Aura maté sa citadelle.

    Mais, mon Dieu, ô qu'elle était belle!

     

    Ses cheveux tressés avec art

    Auront semé, dans mon regard,

    L'opalescence de ses lignes

    D'une beauté non point indigne.

     

    Une victoire me laissant,

    D'un Cupidon compatissant,

    En mon cœur, la virile marque

    D'une blessure de son arc.

     

    Tel fut, pour ma part, le mirage

    Au sommet de son apanage:

    Un doux récit, sans narration,

    Vénérant sans fin le frisson.

     

    L.


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    Quand la nuit, à son apogée,

    Soudainement sature l'air

    De tendresses non éphémères,

    De tout interdit, abrogées.

     

    Et l'émoi, plus tôt resté coi,

    Rendu libre, enfin, nous enfièvre,

    Sous l'effleurement de nos lèvres

    Aux baisers plus doux que la soie.

     

    Ainsi commence le supplice

    Au feu du désir isotherme

    Qui effeuille nos épidermes

    De nos mains d'amantes complices.

     

    Dernier péché de gourmandise

    Pour nos deux âmes du passé

    Ne s'en lassant de s'enlacer

    Dans de mutuelles convoitises.

     

    Quand la nuit, pour nous, se prolonge

    Imprégnant l'aube d'un matin

    De joies sublimant le destin

    Aux fins d'émerveiller nos songes.

     

    Ainsi nos pensées s'amalgament

    Dans le silence des aveux,

    Laissant s'épouser dans les Cieux

    L'écho de nos jumelles flammes.

     

    L.

     

     


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    Pour sauver cette vie, que nos larmes détrempent,

    Nul besoin d'invoquer le génie de la lampe,

    De supplier le Ciel d'accomplir un miracle

    En effaçant, gommant, de soi-disant obstacles.

     

    A défaut de l'amour, quoi de mieux que le rire

    Pour nous permettre enfin, à jamais, de guérir.

    Sans perdre ce courage, Amie, ayons la trempe

    De tenir bon et plus solidement la rampe.

     

    Dans les temps reculés d'un prochain avenir,

    Nos douleurs ne seront qu'un lointain souvenir,

    Sur nos pas accordés jusqu'au jardin d'Eden.

     

    Puisque le Ciel est là, pour peu qu'on s'en souvienne,

    Sans avoir eu besoin de jouer les héros,

    Nos souffrances pourront s'y réduire à zéro.

     

    L.

     

     


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    Qu'espères-tu toucher le Ciel

    En baissant les bras sans arrêt?

    N'est-il rien de plus essentiel

    Que l'amour et tous ses bienfaits.

     

    Le but, tu le sais, de ta route,

    Qui n'est pas peuplé que de ronces,

    Est d'avancer coûte que coûte.

    Que ton cœur jamais ne renonce!

     

    Et, si tu n'y vois point les fleurs,

    C'est d'un refus de regarder

    Ce qui est beau, plein de couleurs,

    Emouvant de simplicité.

     

    Il est grand temps de transformer

    Toute l'énergie de ta rage,

    Toute ta négativité,

    En un moins indigne courage.

     

    Ce que tu y auras gagné

    Sera plus précieux que de l'or.

    Laisse-donc l'échec au passé.

    Sans plus te plaindre de ton sort,

    Essaye au moins, essaye encore!

     

    L.

     

     


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