•  

    D'un dérapage dans l'écume

    Aux émotions sans amertume,

    Etait-elle rousse ou bien brune

    Cette sirène sous la lune?

     

    Une faute, qui nous incombe,

    Aussi leste qu'une colombe,

    Aura maté sa citadelle.

    Mais, mon Dieu, ô qu'elle était belle!

     

    Ses cheveux tressés avec art

    Auront semé, dans mon regard,

    L'opalescence de ses lignes

    D'une beauté non point indigne.

     

    Une victoire me laissant,

    D'un Cupidon compatissant,

    En mon cœur, la virile marque

    D'une blessure de son arc.

     

    Tel fut, pour ma part, le mirage

    Au sommet de son apanage:

    Un doux récit, sans narration,

    Vénérant sans fin le frisson.

     

    L.


    votre commentaire
  •  

    Quand la nuit, à son apogée,

    Soudainement sature l'air

    De tendresses non éphémères,

    De tout interdit, abrogées.

     

    Et l'émoi, plus tôt resté coi,

    Rendu libre, enfin, nous enfièvre,

    Sous l'effleurement de nos lèvres

    Aux baisers plus doux que la soie.

     

    Ainsi commence le supplice

    Au feu du désir isotherme

    Qui effeuille nos épidermes

    De nos mains d'amantes complices.

     

    Dernier péché de gourmandise

    Pour nos deux âmes du passé

    Ne s'en lassant de s'enlacer

    Dans de mutuelles convoitises.

     

    Quand la nuit, pour nous, se prolonge

    Imprégnant l'aube d'un matin

    De joies sublimant le destin

    Aux fins d'émerveiller nos songes.

     

    Ainsi nos pensées s'amalgament

    Dans le silence des aveux,

    Laissant s'épouser dans les Cieux

    L'écho de nos jumelles flammes.

     

    L.

     

     


    1 commentaire
  •  

    A quoi sert d'aiguiser des aveux déguisés

    Là où ne survit que ta présence infidèle?

    L'amour ne promettait-il pas d'être éternel,

    Et apte, plus que tout, à nous socialiser.

     

    La vie est belle mais, nous, qu'en avons-nous fait,

    De notre négativité et ses méfaits,

    Prenant le mauvais pli de ce monde imparfait,

    Nous laissant bêtement en subir les effets.

     

    Et m'acclimaterai-je un jour à tes absences

    Dans le froid de ces nuits d'insomnies illusoires

    Où le rêve se meurt, tout à son désespoir,

    Laissant s'évaporer l'essence de nos sens?

     

    La vie dû être belle et qu'en avons-nous fait,

    Dans l'erreur absolue d'innommables forfaits,

    Si ce n'est de ternir un à un ses reflets,

    En écartant l'amour d'un ultime rejet.

     

    Œuvre de l'ignorance ou celle de la peur,

    Nous serons-nous perdus dans l'oubli du bonheur,

    Insensibles ou sourds enfin aux vraies valeurs:

    Ces sentiments bafoués emmurés dans nos cœurs,

    Qu'il serait temps pourtant de libérer sur l'heure

    Pour que la vie soit belle et pleine de saveurs.

     

    L.


    2 commentaires
  •  

    Eprise du parfum d'anciennes épopées,

    Que ma mémoire émue ardemment se souvienne

    De la mélancolique et douce mélopée

    Du chant sacré de l'eau dansant dans les fontaines.

     

    Et que, ce souvenir, dans ses tons rose pâle,

    Evoque ainsi la robe aux multiples beautés,

    Mouvant et s'émouvant de leurs frissons fatals,

    Ayant ravi mon âme aux fins d'éternité.

     

    Toute à l'intimité de mon rêve impromptu,

    Que ton songe en retour, O splendide Ame-Sœur,

    Mette un terme à jamais, d'un miracle ingénu,

    A cette absence impie qui me brise le cœur.

     

    L.

     


    5 commentaires
  •  

    Cette flèche de Cupidon

    Aura manqué sa trajectoire,

    En transperçant, cent fois pardon,

    Et mon cœur, et votre mémoire!

    Se moquant, à mon grand insu,

    Des raisons de votre mensonge,

    Votre âme, d'un soutien ému,

    Vient encore adoucir mes songes.

     

    Aux chronologies d'une histoire,

    Ainsi les temps se souviendront,

    Dans cet ailleurs moins illusoire,

    D'un abandon à l'abandon,

    Quand la nuit douce se prolonge,

    Me faisant toucher l'Absolu,

    Dont la quête autrement me ronge,

    Je le regrette, à votre insu.

     

    L.


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique