Blog de Poésie
Que venez-vous peuplez mes rêveries diaphanes,
Ainsi qu'une miraculeuse apparition,
De votre silhouette ancrée en filigrane
Dans une vie que je croyais en suspension?
Dès le lever du jour, dirai-je … jusqu'au soir,
Que venez-vous troubler mes pensées, avec art?
Aussi, pardonnez-moi si je me plais à croire
Que, non, vous n'êtes pas passée là par hasard!
Vous me pardonnerez aussi cette insolence
Si j'osais à penser que ce rôle de Muse,
Qui sut tirer ma plume de sa somnolence,
Peut-être vous agrée, sinon ne vous amuse!
Jusque-là j'ignorais, l'esprit souvent ailleurs,
Cette force cachée dans un semblant d'espoir,
Que même une illusion peut conduire au bonheur,
Ressusciter la vie, tout au moins l'émouvoir.
Quoi qu'il en soit, mon cœur, craignant les cicatrices,
Se croirait obligé, mal à l'aise, je pense,
Que celles-ci fussent réelles ou factices,
De chanter comme un fou pour meubler tout silence.
Qu'il n'ait d'autre reflet que celui de l'Espoir,
Et par tout le respect que j'ai à votre égard,
Vous ne m'en voudrez pas si je m'obstine à croire
Notre rencontre autre que le fruit d'un hasard!
L.