Blog de Poésie
De loin, je l'admirais. Son étrange sourire,
Exerçant sur mon cœur une fascination
D'emblée, semblait, aux vœux des lois de l'attraction,
Vouloir interférer avec mon avenir.
Gravitant gravement ainsi qu'un satellite,
D'un allant sidéral au sidérant vertige,
Son attrait démarré, d'une habile voltige,
Aspira ardemment, mon essence spirite.
Mais voilà que bientôt, d'un meurtrier mutisme
Et m'affligeant dès lors de sa froideur hautaine,
Elle paralysa, toute prière vaine,
Jusqu'au moindre écho de mon langoureux lyrisme.
Qu'as-tu osé me faire ô lunatique lune?
Mes rêves les plus fous ont volés en éclats,
En mouchetant le Ciel de mille et un carats,
Au contraste effarant d'éternelle infortune.
Et du réchauffement, soi-disant climatique,
Définitivement aura fondu le miel
De l'astre de mes nuits dans les hauteurs du ciel,
Au même titre que les glaciers de l'Arctique.
Ne m'acclimatant pas de son dédain de glace,
J'erre depuis ce jour en un vide absolu,
Sans tristesse, sans joie, et sans plus aucun but,
Pataugeant à regret sans fin dans sa mélasse.
L.