Blog de Poésie
De frissons en fébrilités,
Il ne me parle que de toi,
A longueur de jours et d’années,
D’heures, de semaines, de mois.
Il me réveille en pleine nuit
Pour me parler de toi, toujours,
Je ne vis plus qu’à travers lui
Et ses aspirations d’amour.
De fébrilités en frissons,
Je ne vis plus, en vérité,
Qu’au rythme de ses obsessions.
Qu’ai-je dont fait? Suis-je damnée?
Je ne sais pas trop mais, peut-être,
Pourrais-tu faire quelque chose,
Comme de répondre à la lettre
A ses désirs en overdose?
De fébrilités en frissons,
Dans le délire de ses fièvres,
Peut-être un peu plus d’attention
Avant qu’il ne me rende chèvre?
Si de toi il me parle encore,
Qui sait ce que je pourrais faire
De cet insatiable corps
Pour lui ordonner de se taire?
Ne viendrais-tu, toi, le calmer
De son harcelante émotion
De frissons en fébrilités,
Ou fébrilités en frissons?
L.