Blog de Poésie
Dans l’ombre nos pensées tendrement se répondent,
Tandis que dans la nuit nos deux voix se confondent.
Et ton corps à mon corps, complice ou prisonnier,
Tant du mien désirant que du tien désiré,
A fait imprudemment, soudain, dans le silence
Croître un désir aux limites de l’indécence.
Ta chaleur dispersée, m’entourant d’une aura,
M’a fait sensiblement me rapprocher de toi.
Et tes yeux dans les miens, souriants, m’encouragent
Qui me feront bientôt dégrafer ton corsage,
Et mes lèvres trembler en effleurant les seins
De ce corps incendié qui me brûle les mains.
Du lit à quelques pas où ta bouche m’entraîne,
A cette seule fin que de me rendre tienne,
Et sur lequel déjà, allongée sur le dos,
Tu m’attires sur toi, peau nue contre ma peau.
Et ton corps à mon corps, complice et prisonnier,
Tant du mien désirant que du tien désiré,
Défiant l’apesanteur, vogue entre ciel et terre,
Redescend, puis soudain déchire l’atmosphère.
Ma bouche s’est noyée dans ta chaleur intime
En t’arrachant des cris aux confins du sublime,
Et je vampe assoiffée de notre amour l’essence
Imprégnée d’un parfum qui me trouble les sens.
Et tes doigts, maintenant, qui prennent la relève
Semblent éperdument me vider de ma sève.
Et ton corps à mon corps, une nouvelle fois,
Sans pudeur nous transporte au bout de notre émoi.
De caresses mêlées, nos êtres en fusion
Implosent tout à coup, survoltés d’émotion.
Et ton corps et mon corps, autant aimés qu’aimants,
Dans l’aube naissante trouvent l’apaisement.
Et bien que ce soit contre toi que je m’endors
C’est, je sais, de toi que je vais rêver encore.