Blog de Poésie
Comme à l’enfant un jouet derrière une vitrine
Sans cesse inaccessible et non moins désiré,
Je t’admire de loin sans pouvoir te toucher
Ô toi dont la silhouette en mes nuits se dessine.
La surface de l’eau se trouble en mon regard,
Mais, sous le ciel peuplé de ses milliers d’étoiles,
Enfin m'apparaît ton reflet dans le miroir,
Ta beauté nue, frissonnante au travers d’un voile.
Et dans l’obscurité tu t’avances vers moi,
Me frôles longuement, fais naître des remous.
Ton corps contre le mien m’absorbe et me dissout,
Ton ombre s’abandonne et chavire et se noie,
Et je me saoule de toi comme d’un parfum.
De tout le temps précieux que durera mon rêve,
Bien avant que ton corps ne s’estompe au matin,
Tu monteras en moi comme en l’arbre la sève.
Je t’admire de loin sans pouvoir te toucher,
Comme à l’enfant un jouet derrière une vitrine,
Ô toi, dont la silhouette en mes nuits se dessine,
Sans cesse inaccessible et non moins désirée.