Blog de Poésie
Jour et nuit, nuit et jour, ta prison sans barreaux,
Que je hante telle une ombre fantomatique.
Liberté surveillée que ce piège hermétique.
Le bruit sourd de tes chaînes m’obsède de trop.
Aiguisant ma souffrance et brisant mon amour,
Je le vois triomphant chaque jour davantage.
Il a pris possession de toi par le mariage,
Ses griffes refermées sur toi jour après jour.
De ton île déserte égarée dans la foule
Retentit comme un cri vers l’horizon restreint
Dont tu n’ignores plus jusqu’au moindre recoin,
Où je tente un assaut, mais d’où il me refoule.
Si tu l’armais, mon cœur aurait raison de lui.
Pour un seul mot de toi, j’écroulerais ces murs
Où tu étouffes, meurs, berceau de nos tortures...
Pouvoir te délivrer...! Pouvoir t’offrir ma vie...!
Jour et nuit, nuit et jour, ta prison sans barreaux,
Que je hante parfois, plus que fantomatique.
Libertés aliénées dans ton piège hermétique.
De tes chaînes, le bruit m’obsède vraiment trop.