Blog de Poésie
Toute de noir vêtue, comme portant le deuil
De notre amour déchu, au fond de mon cercueil,
Dans le creux de l’oubli, cette femme m’attend.
Je n’ai pire ennemie que la mort, et pourtant,
Elle a su m’attirer peu à peu par son charme,
Et sa dure beauté aujourd’hui me désarme.
Je savais ce combat par avance perdu,
Mais je ne pensais pas, qu’à ses pieds, éperdue,
Je puisse un jour tomber, l’implorant à genoux.
Nous avons succombé... Enfin, que dis-je?... Nous!
Je suis là devant elle et plus seule qu’avant...
Son pouvoir immortel est pour moi trop savant!
Je m’en irai jeter dans ses bras surpuissants,
Sur ses lèvres goûter l’odeur fraîche du sang;
L’envie m’en est trop forte et n’y puis résister.
Mais je ferai en sorte, sans vous attrister
Ni provoquer de peurs, que je lui appartienne
En mêlant la froideur de son corps à la mienne.