Blog de Poésie
Puisque la vie a perdu toutes ses saveurs,
N'ayant, dans ce présent, plus la moindre importance,
Décolorée au fondement de ton absence,
De tristesse immergée, délavée par les pleurs
Dont les flots charrieront mon âme liquéfiée
Venue là, bêtement, expirer à tes pieds.
Dans la souffrance exacerbée de mes délires,
Qui s'ensuivit de la disparition confuse
De celle que mon cœur élit comme sa Muse,
Sans poésie, et n'arrivant plus à écrire,
Oui, je l'avoue, j'ai failli tout abandonner,
Mais, maintenant, je te dois cette vérité:
Quelles que soient les aspérités de la route,
S'il est vrai que tous les chemins à Rome mènent
Ils devraient me conduire un jour à toi, sereine.
Si barrage il y eut en nos peurs ou nos doutes,
Cette chance de nous rencontrer quelque part
Devrait s'offrir à nous, je le sais, tôt ou tard.
Tels des enfants qui réapprendraient à marcher,
Faisons le premier pas, ... un second, ... puis un autre;
Je te relèverai si jamais tu te vautres
Car je t'avais promis de ne point te laisser.
Ce n'est qu'en avançant ainsi vers l'avenir
Que le futur pourra à jamais nous unir.
L.