Blog de Poésie
Sur le sable mouvant, où je me tiens livide,
Entendras-tu mes derniers signaux de détresse?
Me tendras-tu ta main? Je t'en prie, le temps presse:
L'océan a déjà englouti l'Atlantide.
Le vertige des mots de ce bouillon amer
M'aura précipitée du haut de la falaise.
Les crabes sans pudeur se jouent de nos malaises:
Mon cri d'amour n'est plus que bouteille à la mer.
Le Styx déchaîné est prêt à m'emporter.
Même si je sombrais de ton indifférence,
Je croirai jusqu'au bout à ta grande innocence,
Pensant que ces requins t'auront manipulée.
Le silence a trahit et détruit nos serments,
Semer la zizanie dans nos rêves bohèmes.
Pourquoi ferait-on du mal à ceux que l'on aime
Pour leur prouver stupidement nos sentiments?
Sauve-nous, le veux-tu, de ces flots diluviens.
Guéris-moi de trois mots, au gage d'un aveu
D'effluve lacrymale, encourageant nos voeux.
Si tu ne réponds rien, je ne réponds de rien.
L.