Blog de Poésie
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A ton propre cœur subalterne,
De même inertie que la pierre,
Comme un gisant dans sa prière,
Mon cœur esseulé reste en berne.
O toi, qui fais tout mon bonheur
En dessinant ta nudité
Aux songes de nos nuits d'été,
Viens, à jamais, squatter mon cœur!
D'inspiration cadavérique,
Contaminée par le silence
Et nier dans son existence,
L'ombre de mon amour abdique.
Magiques, tes muets aveux,
Clandestinement noctambules
Qui extasient, sans préambule,
Mon âme comblée de ses vœux!
Aux citations à disparaître,
Je m'en vais la tête baissée,
Les ailes recroquevillées
Dans une mort où je m'empêtre.
Au penchant de nos envolées,
Nos corps en superposition
Feront valser, dans l'émotion,
La balance du bon côté!
Quoique tout dicton puisse en dire,
Je perdrais tout en te perdant...
Et qu'aurais-je à gagner, vraiment,
Des regrets de nos souvenirs?
De toi à moi, nos souvenirs
Habilités, fins gastronomes,
Pourront, aux déductions en somme,
Ouvrir la voie de l'avenir.
L.