Blog de Poésie
Vestiges suspendus de mémoires en ruine,
Réminiscence aiguë de conscience mutine,
Aux modélisations d'un passé trépassé,
Un rêve à l'abandon qui ne veut s'effacer.
Sans arrêt, ton visage imprègne ma rétine,
Se fond au paysage où tes traits se devinent
Tel un écho du cœur aux confessions intimes,
La trace d'un bonheur né d'un désir ultime.
Au gré du vent, reçois, ainsi que des reliques,
O toi, où que tu sois, ces pensées nostalgiques.
Mon esprit s'évapore, éloigné du présent,
Pour l'être que j'adore au fond d'un ciel absent.
Qu'un songe me charrie où tout devient possible,
Et qu'il me soit permis de toucher l'invisible,
De prolonger l'hier, poursuivre notre histoire
Au delà des confins de l'hallucinatoire.
L.