Blog de Poésie
Jour et nuit, nuit et jour, ta prison sans barreaux, Que je hante telle une ombre fantomatique. Liberté surveillée que ce piège hermétique. Le bruit sourd de tes chaînes m’obsède de trop. Aiguisant ma souffrance et brisant mon amour, Je le vois triomphant...
Lire la suiteIl est là, toujours. Il veille sur toi sans cesse. Je voudrais l’effacer. Que son ombre me blesse...! Et toi qui fais semblant de ne m’avoir pas vue, Et je m’enfuirai trop vite une fois de plus. Ce baiser qui nage jusqu’à tes lèvres closes... Je me noie....
Lire la suiteComme à l’enfant un jouet derrière une vitrine Sans cesse inaccessible et non moins désiré, Je t’admire de loin sans pouvoir te toucher Ô toi dont la silhouette en mes nuits se dessine. La surface de l’eau se trouble en mon regard, Mais, sous le ciel...
Lire la suiteÔ toi, femme qui passe sans te retourner, Dont la beauté flamboie sous le soleil d’été, Que j’ai envie de suivre, sans pourtant l’oser, D’un rêve délirant gardant l’étrangeté. Deux regards éclairés par la même étincelle Une seconde infime et pourtant...
Lire la suiteIl n’y a déjà plus personne sur la place. Les gens chez eux se sont terrés Sitôt le marché terminé. Et les vieux, comme des rapaces, Une fois vos deux paniers pleins, Glanent enfin quelques pâtures Au milieu de la pourriture De quoi pour eux faire un...
Lire la suiteEt cet enfant est mort, qui n’avait de défense Que ses deux grands yeux clairs ouverts à l’espérance. Et cet enfant est mort, et par quelles souffrances A-t-il payé le prix de sa vie d’innocence? Cet enfant qui est mort, sans un mot, sans un cri, Que...
Lire la suiteHomme ou femme on ne le sait plus; Dis-moi ce qu’il est advenu De cet être au regard perdu Que je croisais sur l’avenue. Pour une histoire sans parole Jusqu’au bout de la parabole. De mascara en mascarade, La poudre aux yeux, triste parade, Toi, objet...
Lire la suiteQue sais-tu de ce qui me tue, De cette once de désespoir. Ton silence est comme si tu Passais près de moi sans me voir, Tout comme si tu piétinais Mon cœur à tes pieds déposé. Tu n’entends même pas mes mots. Dois-je te les crier plus haut? Ils restent...
Lire la suiteSéquelles d’un amour torture, Je traîne mon infirmité Vers un avenir sans futur, Le front bas, la tête baissée. De mon vertigineux malaise Jusqu’au plus profond désespoir, Comme du haut d’une falaise, Tu t’amuses à me laisser choir.
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