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    Dans une atmosphère lumineuse et troublante,

    Se mêle le ballet des étoiles filantes

    Sous le scintillement de la voute étoilée,

    Tel un feu d'artifice épique et coloré.

     

    Et j'imagine, en contemplant ainsi les cieux,

    Voir briller ces mêmes paillettes dans ses yeux,

    En confessant, en secret, aux constellations,

    Mes plus indicibles vœux à son attention.

     

    La caniculaire chaleur, sans équivoque,

    De cette nuit, au semblant estival, évoque

    Les effluves calorifiques de sa peau.

    Fiévreux délire, ici nullement à propos,

     

    Ces feux du Ciel en auraient ranimé la flamme,

    Où l'évaporation parfumée de son âme,

    Dans son éclat, ne trouble pas que l'empyrée,

    En un feu d'artifice épique et coloré.

     

    L.


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    En dehors de tout protocole,

    J'avais pour elle une addiction,

    Qui n'a toujours rien de frivole.

    Mais voilà, ma Muse s'envole,

    Insaisissable émanation.

     

    C'est vrai, elle était mon idole,

    Je ne crois pas, en déraison,

    Et l'indispensable boussole,

    Je vous en donne ma parole,

    De mes pensées, de ma raison.

     

    Dans une insensée hyperbole,

    Dès lors, valse mon horizon.

    Les mots dansent la farandole

    Sur mes sentiments bénévoles,

    Trahissant mes inspirations.

     

    Egaré, mon esprit s'étiole

    Dans son manque d'affiliation,

    N'ayant plus d'autre aspiration,

    Devant ce bonheur qui s'envole,

    Que d'inventer des idées folles

    Pour lui prouver sa dévotion:

     

    Saisir au vent son auréole,

    Dans un filet à papillons,

    En prenant toutes précautions,

    Pour ne pas lui froisser ses ailes…

     

    Pour ne pas la froisser. C'est… Elle!

     

    L.


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    Que les événements m'y aient encouragée,

    Si j'avais su que j'y perdrais votre Amitié,

    Je n'aurais jamais avoué la Vérité.

    Croyez bien que j'en maudirais l'honnêteté.

     

    Pour vous permettre de vous sentir à votre aise,

    Je pourrais aller jusqu'à taire mon malaise,

    Et, si c'est vraiment ça qui vous pose problème,

    Je ne vous dirai plus ni comment je vous aime.

     

    Si vous le voulez bien, je vous propose ainsi

    Que toutes deux nous demeurions dans le déni:

    Vous prétendrez ne pas avoir pleuré depuis

    Et moi de n'en avoir eu aucun ressenti.

     

    Vous le savez, soyez assurer que jamais

    Je ne vous manquerai du moindre des respects.

    J'ai conscience que tout cela n'est pas facile.

    En discuter pourrait ne pas être inutile.

     

    Sachez le bien, je ne veux que votre Bonheur,

    Et je ne vous demanderai qu'une faveur:

    Soyez libre de tout mais rendez-moi l'Espoir

    En nous autorisant ce droit de nous revoir.

     

    Que les événements m'y aient encouragée,

    Si j'avais su que j'y perdrais votre Amitié,

    Je n'aurais jamais avoué la Vérité.

    Croyez bien que j'en maudirais l'honnêteté.

     

    L.


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    Martelé malgré lui de sentiments hybrides,

    D'une prohibition, à craindre assermentée,

    Mon cœur interloqué chancelle au bord du vide

    Devant l'hémorragie d'un espoir abrégé.

     

    Savamment mensongers, ces indices sournois,

    D'un bonheur entrevu blasphémant les prémices,

    Se sont abondamment ainsi moqués de moi

    En affligeant ma vie d'un terrible supplice.

     

    Ces larmes qui ont eu le don de m'émouvoir,

    Tout en se gravant si gravement dans la mienne,

    Se seraient effacées soudain de sa mémoire!

    Expliquez-moi comment, ces choses-là adviennent.

     

    Autant le moindre mot que le moindre clin d'œil,

    Telles des araignées aux fourbes démesures,

    Tissent autour de moi un voile de linceul

    Enterrant l'avenir, à présent sans futur.

     

    L'esprit déboussolé et l'âme à l'agonie,

    J'entends récidiver mes pensées cancéreuses,

    Ecoutant s'endormir en moi les harmonies

    Des heures partagées qui nous furent heureuses.

     

    L.

     


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    Fussent-elles froissées d'un séjour éternel

    De ce manque de vous, d'amour et de douceur,

    Dans l'unique objectif d'atteindre votre cœur,

    Voici l'heure attendue de déployer mes ailes.

     

    N'aurai-je, sans vous, eu de plus divin espoir

    En me laissant bercer du parfum romancé

    De vos plus ferventes adorables pensées,

    Que de venir naviguer dans votre mémoire.

     

    Ainsi mon âme s'est, dans l'émotion sans trêve,

    Abandonnée en toute confiance à vos yeux,

    Tant mon songe aspirait, dans ses muets aveux,

    Promptement à rejoindre à jamais votre rêve.

     

    O divine Odyssée d'osmose des essences

    Transcendée librement d'un envol audacieux:

    Nous deux, main dans la main, pour étreindre les cieux

    Dans la complicité de nos esprits en transe.

     

    Et puis, soudain, plus rien! et mon âme froissée

    S'est donc vue condamnée au calvaire éternel.

    Dans ce manque de vous, j'ai refermé mes ailes,

    Plongeant dans nos larmes afin de m'y noyer.

     

    L.


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